Il est bizarre de passer son dernier jour dans un pays que l'on considérait chez soi pendant un an et demi. Voilà où je me trouve ce matin ni froid ni chaud, mais douce comme les mémoires que j'ai collectionnés dans ce beau pays la France. Pendant les 3 derniers jours, j'ai dit au revoir à tous mes amis, presque tous. À vrai dire, je voulais partir sans rien dire. On se verra bientôt non ? C'est plus simple comme ça. En fait, ce n'est pas cela qui est difficile. Ceux qui étaient proches, je les verrai dans l'avenir, c'est sûr. Mais ceux qui ne gardaient pas trop de contact, je ne les verrai pas vraiment. C'est un bon filtre, un filtre qui sépare les vrais amis des connaissances brèves. Ce qui est difficile, c'est de quitter Paris.

Mes amis, je les verrai, mais pour de vrai je dois dire adieu à ma vie parisienne. Une vie à laquelle je tenais vraiment. C'est le jour au jour qui me manquera le plus je crois : les soirées restos sympas, les pauses de café, les balades de République au centre-ville, la découverte surprise de petites rues dans un endroit que je fréquentais souvent, aller dans le métro qui pue, et même passer à travers des manifestations toutes les semaines. Soit disons, ce sont les choses qui m'ont fait me prendre pour un Parisien. Comme Londrès, Paris n'est pas une ville dans laquelle on peut construire sa vie, à moins que vous aimeriez la vie sans repos et le
RER A. Elle est néanmoins une escale parfaite pour goutter et découvrir plein de choses. Il y a tellement à voir et à faire que malgré une paresse très forte, on finira par explorer toute cette ville magnifique.
Dans une dizaine d'années, je suis sûr que mon séjour à Paris va figurer parmi mes souvenirs les plus vifs. Comment puis-je oublier les apéros entre amis au bord du Canal Saint Martin, les pique-niques sur les deux côtés de la Siene, ou les nuits où je rentrais en
Vélib sur un chemin bordé de monuments éclairés et époustouflants. Cela sera dur. Paris, parfois difficile, souvent chaotique, toujours belle, et sans doute inoubliable.